Ukraine: près de Kharkiv, la vie des habitants est rythmée par les tirs

© RFI/Boris Vichith

Au nord de Kharkiv, la petite ville de Kozatcha Lopan, la dernière avant la frontière russe, a été libérée par l’armée ukrainienne le 11 septembre. Mais pour le millier d’habitants sur 5 000 avant la guerre, le retour à la vie normale semble encore bien lointain.

Avec nos envoyés spéciaux à Kozatcha Lopan, Anastasia Becchio et Boris Vichith

Les échos des tirs d’artillerie parviennent jusqu’au hall de la mairie dont les entrées sont protégées par des sacs de sable. Une dizaine de personnes attendent une distribution d’aide humanitaire. Nadiia, 60 ans, a eu récemment plusieurs vitres soufflées et son toit endommagé par des éclats d’obus : « On a peur. Ça a aussi tiré hier, avant-hier. On se réfugie dans notre cave. On n’a pas le choix. On dort dans la maison, mais dès qu’on entend qu’ils commencent à tirer, on va se cacher. »

Les déflagrations au loin ne troublent pas Oleksandr qui fait la queue devant un bureau pour obtenir un laissez-passer. Les entrées et sorties de la commune sont filtrées. Seuls les habitants qui ont passé un entretien avec les services de sécurité et obtenu le document peuvent quitter la commune : « Vous entendez l’explosion ? J’ai le sentiment qu’il y en a de plus en plus ces derniers temps. Depuis deux, trois jours, c’est plus intense. On avait eu une accalmie, mais là, on sent de la tension. »

L'attente de l'aide humanitaire

L’aide humanitaire attendue ne viendra pas aujourd’hui, la rue principale se vide et les déflagrations se font plus fortes.


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