Guerre en Ukraine: Kiev évoque une nouvelle tentative d'évacuation de civils depuis Marioupol samedi

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Un bus arrivant de Marioupol à Zaporijjia, en Ukraine le 21 avril 2022 - ED JONES / AFP
Un bus arrivant de Marioupol à Zaporijjia, en Ukraine le 21 avril 2022 - ED JONES / AFP

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Une nouvelle tentative d'évacuation de civils depuis le port ukrainien de Marioupol, en grande partie contrôlé par l'armée russe, est prévue ce samedi, a indiqué la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. "Aujourd'hui, nous essayons à nouveau d'évacuer les femmes, les enfants et les personnes âgées", a indiqué la responsable sur Facebook.

Elle précise que les civils avaient commencé à se rassembler près d'un centre commercial de la ville et espéraient pouvoir commencer à évacuer vers 12h locales (11h heure française).

Cette tentative survient alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a à nouveau réclamé vendredi soir, à la veille du weekend de la Pâque orthodoxe, une "pause humanitaire" pour évacuer les civils des villes ukrainiennes assiégées par les Russes, à commencer par Marioupol, assiégée et pilonnée par l'armée russe depuis début mars.

Être évacués "avec des garanties" de sécurité

Si ce port stratégique de la mer d'Azov est désormais contrôlé en grande partie par l'armée russe, les derniers combattants ukrainiens, appartenant notamment au bataillon Azov, sont retranchés dans l'immense complexe métallurgique Azovstal. Ils demandent depuis plusieurs jours à ce que les femmes et les enfants, qui seraient des centaines avec eux réfugiés dans les souterrains de ce complexe, puissent être évacués "avec des garanties" de sécurité.

Le bataillon a posté samedi matin une nouvelle vidéo montrant des dizaines de femmes et des enfants, présentés comme vivant dans les souterrains du complexe. On les voit installés dans un dortoir de fortune, chaudement habillés, avec du linge accroché à un fil.

Interrogée par un soldat ukrainien, une femme explique notamment à la caméra vivre dans le souterrain depuis début mars. Une autre, un bébé dans les bras, affirme s'être réfugiée là car son mari travaillait dans le complexe. Plusieurs enfants s'expriment également devant la caméra, tous indiquant qu'ils voudraient pouvoir "rentrer à la maison". La date de la vidéo n'a pas pu être immédiatement vérifiée, mais deux femmes interrogées indiquent que la date du jour est le 21 avril.

Marioupol, qui comptait environ 450.000 habitants avant le début du conflit le 24 février, est devenue une ville-martyre, un champ de ruines avec des habitants terrés dans les caves manquant d'eau de tout, sans communication avec l'extérieur.

Article original publié sur BFMTV.com

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