Ukraine: les naissances prématurées en hausse dans les centres de santé depuis le début de la guerre

Une femme qui vient de donner naissance à un bébé se repose dans le sous-sol d'une maternité pendant une alerte aérienne, à Mykolaïv, en Ukraine, le 14 mars 2022. (Illustration) - BULENT KILIC © 2019 AFP
Une femme qui vient de donner naissance à un bébé se repose dans le sous-sol d'une maternité pendant une alerte aérienne, à Mykolaïv, en Ukraine, le 14 mars 2022. (Illustration) - BULENT KILIC © 2019 AFP

La guerre en Ukraine a provoqué une augmentation des naissances prématurées dans les centres de santé, a indiqué l'agence de santé mondiale Unitaid, qui a envoyé sur place des appareils d'oxygénothérapie pour aider les bébés.

L'invasion russe en Ukraine "augmente le niveau de stress des femmes enceintes, ce qui conduit à une augmentation du nombre de naissances prématurées signalées", a indiqué un porte-parole d'Unitaid, Hervé Verhoosel, lors d'une conférence de presse à Genève.

"Les bébés nés prématurément sont plus susceptibles de développer des complications respiratoires, neurologiques ou digestives - des conditions qui nécessitent souvent un traitement par oxygène", a-t-il expliqué.

Des envois d'appareils pour l'oxygène

Unitaid a envoyé 220 appareils destinés à administrer l'oxygène et 125 systèmes de mélangeur d'oxygène, pour régler sa concentration. Ils sont désormais disponibles dans 25 centres à travers le pays, dont 17 sont des centres périnatals.

"Dans certains hôpitaux avec lesquels nos partenaires ont parlé lors de la formation à l'utilisation du matériel, il y avait des augmentations de 12 à jusque 40%", a expliqué Hervé Verhoosel.

"Mais il faut légèrement relativiser. Pour le moment, vu la situation, beaucoup de naissances plus classiques et sans complications n'ont pas lieu dans les hôpitaux, qui accueillent plus les cas difficiles. Ce qui participe à l'augmentation des pourcentages. Mais l'augmentation est bien réelle", a-t-il dit à l'AFP.

Des hôpitaux endommagés

Le conflit en Ukraine a également endommagé ou détruit de nombreux hôpitaux.

"Cela expose des milliers de nouveau-nés à un risque élevé d'invalidité ou de décès en raison d'un manque d'accès à l'oxygène, aux équipements nécessaires et aux traitements essentiels", a affirmé le porte-parole d'Unitaid.

À ce jour, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a vérifié 434 attaques contre les services de santé depuis l'invasion russe en Ukraine, dont 366 ont touché des établissements de santé.

Article original publié sur BFMTV.com