Ukraine: un millier de résistants se trouvent toujours dans l'usine Azovstal à Marioupol

Des civils de la scierie Azovstal de Marioupol en train d'arriver à Zaporijia ce dimanche 8 mai. - BFMTV
Des civils de la scierie Azovstal de Marioupol en train d'arriver à Zaporijia ce dimanche 8 mai. - BFMTV

"Plus d'un millier" de militaires ukrainiens dont "des centaines de blessés" se trouvent toujours dans l'aciérie Azovstal assiégée par les troupes russes à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, a indiqué mardi la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk.

"Des blessés graves"

"Il y a des blessés graves qui nécessitent une évacuation urgente", a-t-elle précisé ajoutant que "la situation se dégradait chaque jour" dans cette aciérie, dernière poche de résistance des forces ukrainiennes face à l'armée russe dans la ville dévastée de Marioupol, au bord de la mer d'Azov.

Iryna Verechtchouk a par ailleurs démenti les informations données par deux responsables régionaux selon lesquelles des civils se trouveraient toujours dans l'aciérie.

"Ce n'est pas vrai", a-t-elle dit, indiquant que le chef du régiment Azov retranché à l'aciérie avait "officiellement déclaré" aux responsables gouvernementaux ukrainiens et à un représentant de l'ONU "qu'aucun civil, aucune femme, enfant ou personne âgée ne restait à Azovstal". Le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko, a lui refusé de dire qu'il était "sûr à 100%" que tous les civils d'Azovstal ont été évacués, soulignant qu'il "n'est pas possible" de le vérifier tant qu'il n'y aura pas de cessez-le-feu durable sur place.

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Pas d'évacuation avant une semaine

"La situation était et reste très difficile", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse en ligne, indiquant que des "combats très violents" avaient repris à Azvostal dès la fin des évacuations. Les autorités ukrainiennes "travaillent" désormais sur la possibilité d'évacuer les soldats blessés, le personnel médical et les chapelains militaires de l'aciérie, tout en espérant l'aide des organisations internationales et de la Turquie, a par ailleurs déclaré Iryna Verechtchouk. "Le personnel médical veut évacuer avec les blessés, car il faut les accompagner" en cas d'ouverture d'un "couloir humanitaire" depuis l'aciérie, a-t-elle ajouté. Selon elle, une telle opération pourrait "durer au moins une semaine" vu le nombre de blessés qui doivent être "portés sur des brancards".

Article original publié sur BFMTV.com

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