Ukraine : les massacres de Boutcha et de Marioupol examinés par l’ONU

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dont la Russie est suspendue, doit se pencher jeudi sur les accusations d'exactions graves.
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dont la Russie est suspendue, doit se pencher jeudi sur les accusations d'exactions graves.

Plus d'un mois après avoir suspendu la Russie de son Conseil des droits de l'homme, l'ONU, réunie en session extraordinaire, doit se pencher, jeudi 12 mai, sur les allégations d'exactions graves commises par la Russie en Ukraine, en particulier à Marioupol et à Boutcha. Cette réunion « sur la détérioration de la situation des droits humains en Ukraine à la suite de l'agression russe » a été demandée par Kiev, qui, selon un premier projet de résolution, souhaite une enquête sur ce qui s'est passé dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy.

Il s'agit de la première réunion consacrée à la détérioration de la situation des droits humains en Ukraine depuis que l'Assemblée générale de l'ONU a suspendu Moscou début avril de la plus haute instance de l'organisation internationale en matière de droits humains.

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La Russie ayant anticipé sa suspension en renonçant à son statut de membre du Conseil des droits de l'homme, elle peut participer aux travaux du Conseil en tant qu'observateur. Elle a en outre, jeudi, la possibilité de faire usage de son droit de réponse en tant que pays concerné. Mais Moscou a décidé de ne pas participer. « La délégation russe ne va pas légitimer par sa présence ce nouveau show politique organisé sous forme d'une session extraordinaire », a annoncé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

« Malheureusement, nos arguments et éclaircissements sur [...] Lire la suite

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