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Ukraine: l'UE trouve un accord pour plafonner les importations de volailles, maïs et avoine

À moins de 90 jours des élections européennes, la grogne des agriculteurs reste un sujet de préoccupation fondamental pour les gouvernements et les élus. Parallèlement au projet de taxer les céréales russes et biélorusses pour arrêter les importations, l’UE s’apprête maintenant à imposer de nouvelles restrictions aux importations de denrées ukrainiennes. Elles étaient déjà en partie prévues mais le Parlement européen a demandé de les rendre plus sévères.

Après l’invasion russe, les Européens avaient mis en place ce qu’ils ont appelé « des mesures commerciales autonomes ». C’est-à-dire une exemption des droits de douane sur les importations d’Ukraine. Fin janvier, la Commission avait proposé deux instruments pour limiter l’afflux de denrées ukrainiennes et préserver les débouchés des agriculteurs européens, rappelle notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.

Il y a d’abord le mécanisme de stabilisation des volumes qui touchait les trois secteurs considérés comme les plus sensibles : volaille, œufs et sucre. Suite à la demande du Parlement, ce sera étendu à quatre autres : avoine, miel, maïs et gruaux, c’est-à-dire un mélange de grains dégermés. Les députés n’ont pas obtenu que le blé soit ajouté à cette liste, mais il fera partie avec l’orge des denrées spécifiquement surveillées via le deuxième instrument, celui qui s’appelle le freinage d’urgence.

« Parallèlement, le travail est engagé pour permettre aux produits agricoles ukrainiens de retrouver leurs marchés d'origine » en Afrique et au Moyen-Orient, afin qu'ils ne restent pas bloqués en Europe, avait insisté mardi une source gouvernementale française.


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