Ukraine : un si long chemin vers la paix

Courrier international

Il y a des semaines où les événements d’actualité se télescopent, obligeant à des choix parfois difficiles. Ce fut le cas lors de la préparation de ce numéro : les manifestations en Chine contre la politique “zéro Covid” du gouvernement sont venues bousculer le déroulé de l’hebdomadaire (et son bouclage, accessoirement).

Fallait-il pour autant changer la une ? Nous nous sommes posé la question, d’autant que nous avions déjà traduit, pour ce même numéro, un long article de Kevin Rudd publié au début de novembre dans la revue Foreign Affairs sur la pensée du leader chinois : “Ce que pense Xi Jinping et pourquoi cela compte”.

Malgré tout, c’est à l’Ukraine que nous avons choisi de consacrer notre une cette semaine. Neuf mois après le début de l’invasion russe (le 24 février), Vladimir Poutine poursuit sa stratégie de la terreur, utilisant la faim et le froid comme armes de guerre. Les bombardements se multiplient sur les infrastructures civiles, privant des millions d’Ukrainiens d’électricité, alors que l’hiver arrive, ce qui fait craindre le pire.

Forcée de battre en retraite sur plusieurs fronts, de Kharkiv à Kherson, l’armée russe tente de briser la capacité de résistance des Ukrainiens en plongeant les villes sous un déluge de feu. Inutile d’espérer des négociations dans ces conditions, avance l’hebdomadaire ukrainien Dzerkalo Tyjnia. Pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit dans ce dossier. Quelles pourraient être les conditions d’une paix ? C’est la question à laquelle tente de répondre The Economist.

Depuis quelques semaines, les signaux, parfois contradictoires, poussent à s’interroger. Dans ce jeu de dupes, explique le magazine britannique, la vérité est que la fin de la guerre semble dépendre de facteurs qui échappent en bonne partie au contrôle de Kiev.

Combien de temps l’Ukraine bénéficiera-t-elle du soutien des Occidentaux – dont les populations pourraient se lasser d’un conflit interminable et dont les stocks d’armement ne sont pas non plus inépuisables. “En privé, écrit The Economist, les responsables occidentaux et ukrainiens commencent à se demander à quoi pourrait ressembler une sortie stable du conflit. L’Ukraine deviendra-t-elle une nouvelle Finlande ?” Est-ce le modèle israélien qui prévaudra ? Celui de l’Allemagne de l’Ouest ? Un article de réflexion à lire absolument pour mieux mesurer le si long chemin vers la paix qui reste à parcourir.

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