Ukraine: l'AEIA juge la situation "préoccupante" à la centrale nucléaire de Zaporijia

Rafael Grossi, chef de l'agence internationale de l'énergie atomique (IAEA), évoque la situation des sites nucléaires en Ukraine, depuis Vienne, le 28 avril 2022 - BFMTV
Rafael Grossi, chef de l'agence internationale de l'énergie atomique (IAEA), évoque la situation des sites nucléaires en Ukraine, depuis Vienne, le 28 avril 2022 - BFMTV

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Rafael Grossi, chef de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a fait part de son inquiétude concernant la situation du site nucléaire ukrainien Zaporijia qu'il a qualifié de "préoccupante" sur BFMTV, lors d'une conférence de presse donnée ce jeudi.

"Zaporijia est en haut de ma liste des préoccupations concernant la situation liée aux installations nucléaires en Ukraine", a-t-il confié.

La centrale, qui est la plus grande d'Ukraine, est actuellement occupée illégalement par l'armée russe dans le cadre de l'invasion russe. "Le régulateur ukrainien ne contrôle pas la situation sur place", a rappelé le chef de l'agence atomique.

"Pas d'urgence sur les autres sites comme à Zaporijia"

"Il n'y a pas d'urgence sur les autres sites, comme à Zaporijia", a-t-il ajouté, indiquant que l'AIEA veut pouvoir mener des opérations "au plus vite" de "sûreté" et de "sauvegarde" des lieux.

"Nous travaillons partout sauf à Zaporijia" en raison de la présence des forces russes sur place, a-t-il déploré. "Nous sommes connectés au site", a-t-il en revanche précisé.

L'inquiétude reste vive concernant les sites nucléaires en Ukraine car l'invasion russe, lancée le 24 février, se poursuit. Les autorités ukrainiennes ont déclaré mardi que des missiles avaient frôlé, à basse altitude, la centrale nucléaire de Zaporojia, dans le sud du pays.

Une situation "stable" à Tchernobyl

Concernant la centrale située à Tchernobyl, qui a fait l'objet de nombreuses inquiétudes après avoir été prise par les forces russes fin février, Rafael Grossi a indiqué s'être rendu sur place il y a quelques jours.

Assurant que la situation était "stable" sur le site, le chef de l'agence atomique a estimé que le taux de radioactivité à Tchernobyl n'était pas "dangereux pour l'environnement et les populations". 876450610001_6305317707112

"Nous n'avons pas encore la paix, donc il faut continuer. La situation n'est pas stable. Nous devons rester en alerte", avait déclaré Rafael Rossi mercredi à l'occasion de son déplacement à Tchernobyl, parlant d'une invasion "très, très dangereuse".

Article original publié sur BFMTV.com

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