Ukraine: Kiev revendique des percées dans l'est, Moscou "regroupe" des forces autour de Donetsk

Des chars détruits à Balakliya, dans la région de Kharkiv, en Ukraine, alors que Kiev revendique des avancées, le 10 septembre 2022 - Juan BARRETO - AFP
Des chars détruits à Balakliya, dans la région de Kharkiv, en Ukraine, alors que Kiev revendique des avancées, le 10 septembre 2022 - Juan BARRETO - AFP

L'Ukraine a revendiqué samedi des percées dans l'est, notamment l'entrée de ses forces dans la ville-clé de Koupiansk, Moscou annonçant de son côté retirer des troupes de cette zone pour "renforcer" plus au sud la région séparatiste prorusse de Donetsk.

Dans la soirée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est réjoui qu'"environ 2000 km notre territoire" aient été "libérés depuis début septembre" - sans préciser s'il s'agissait de km2 -, notamment les localités de Vassylenkovo et d'Artemivka, non loin de Kharkiv, dans le nord-est. Jeudi, le commandant en chef des forces ukrainiennes avait affirmé que celles-ci avaient reconquis 1000 km2.

Et l'armée russe fait le "bon choix de s'enfuir", a ajouté Volodymyr Zelensky, car "il n'y a pas de place pour les occupants en Ukraine et il n'y en aura pas".

Une contre-offensive ukrainienne éclair

"La Russie fait tout pour casser la résistance de l'Ukraine, de l'Europe et du monde pendant les 90 jours de cet hiver", comptant sur des problèmes de chauffage et un éventuel affaiblissement du soutien occidental à Kiev en raison de la hausse des prix de l'énergie en Europe, a-t-il en outre averti au forum international annuel Yalta European Strategy (YES) à Kiev. "C'est son dernier argument".

Dans l'est, les forces ukrainiennes ont annoncé plus tôt être entrées à Koupiansk, qui se trouve sur des itinéraires d'approvisionnement de l'armée russe.

Une nouvelle étape dans leur récente contre-offensive éclair qui leur a permis de récupérer des pans entiers de territoires.

30 localités reprises, selon Kiev

Cette nouvelle progression des troupes de Kiev au sud de Kharkiv pourrait affecter d'une manière significative la capacité de la Russie à ravitailler ses positions dans l'est de l'Ukraine et à leur apporter un soutien logistique efficace.

La veille, Volodymyr Zelensky avait annoncé que ses forces avaient repris 30 localités dans cette région frontalière de la Russie.

Des soldats ukrainiens patrouillaient dans Balakliïa, où flottait le drapeau ukrainien, hissé en présence du commandant des forces terrestres ukrainiennes, Oleksandre Syrski.

"Nous achevons aujourd'hui la libération de Balakliïa, la première grande ville de notre offensive, et je suis sûr que ce n'est pas la dernière (...). Et devant encore, Izioum et beaucoup d'autres", a-t-il déclaré à cette occasion.

Moscou reconnaît une situation "difficile"

Le ministère russe de la Défense a annoncé avoir "retiré" ses forces présentes "dans les régions de Balakliïa et d'Izioum", afin de "renforcer" son dispositif plus au sud, autour de Donetsk, l'une des capitales des séparatistes prorusses.

À Lyman, une ville tombée fin mai aux mains des Russes, "la situation reste assez difficile, tout comme dans d'autres localités du nord de la République" populaire de Donetsk, a reconnu samedi son chef, Denis Pouchiline.

"Les forces ukrainiennes avancent dans l'est de l'Ukraine, libérant plus de villes et de villages. Leur courage additionné au soutien militaire occidental donne des résultats surprenants", a résumé le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Oleg Nikolenko.

Article original publié sur BFMTV.com