Ukraine: Kherson, «laboratoire des horreurs» russes, pour les États-Unis

Alors que les forces ukrainiennes continuent de résister à Sievierodonetsk, dans le Donbass, Kiev mène également une contre-offensive sur l'oblast de Kherson, dans le sud du pays. La région frontalière de la Crimée a été la première à tomber aux mains de Moscou, fin février. Aujourd'hui, l'objectif du Kremlin serait de l'intégrer définitivement à la Russie.

Kherson est aujourd'hui le « laboratoire des horreurs du Kremlin », selon l'ambassadeur américain à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Michael Carpenter a détaillé, à l'OSCE, la campagne russe menée pour « absorber » la ville et piétiner son système de gouvernance démocratique, ses médias et sa société civile. Aujourd'hui, près de 600 personnes seraient détenues dans les sous-sols de la région, soumises à la torture.

Malgré la brutalité avec laquelle les Russes semblent imposer l'ordre, les récits de résistance se multiplient. Sur le site internet baptisé Centre national de la résistance, les autorités ukrainiennes revendiquent chaque jour des actions de sabotage : attaques de trains, assassinats de soldats et tracts appelant à la désobéissance.

Des affirmations impossibles à vérifier de manière indépendante, explique Oriane Verdier, du service international de RFI. Mais les éléments dont on dispose aujourd'hui ont convaincu de nombreux experts des conflits. L'Institut américain pour l'étude de la guerre a notamment intégré à ses cartes une « zone de guérilla de partisans », près de Kherson.


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