Ukraine : la France envoie 1 000 tonnes d'aides humanitaires par bateau

Un navire chargé de mille tonnes d'aides françaises à destination de l'Ukraine a quitté le port de Marseille ce mercredi. La cargaison, d'une valeur de dix millions d'euros, est le plus important convoi d'aides humanitaires fournies par la France depuis le début du conflit,d'après le Ministère de l'intérieur.

L'arrivée du navire est prévue pour pour le 4 octobre au port de Constanta en Roumanie. La cargaison sera ensuite acheminée jusqu'au centre humanitaire de Suceava à proximité de la frontière. Une fois en Ukraine, les véhicules et les produits seront acheminés par la route.

Le bateau renferme à son bord du matériel de sécurité civile dont quinze véhicules d'incendie et de secours, huit embarcations nautiques, du matériel de sauvetage et de déblaiement, des ponts en pièces détachées mais aussi du matériel de déminage.

Dans les conteneurs, on retrouve 25 tonnes de matériel médical et 60 000 rations alimentaires. "Un ensemble de produits du quotidien qui, malheureusement, font cruellement défaut actuellement aux populations ukrainiennes." déplore Damien Denizot, porte-parole de la fondation CMA CGM qui a fourni le navire, du nom d'Aknoul**.** Un vaisseau qui sert habituellement aux échanges entre le Maroc et la France.

"Nous aurons à maintenir notre engagement dans la durée"

Également présente à Marseille pour le départ du navire, la ministre des affaires étrangères Catherine Colonna a réaffirmé le soutien de la France à l'Ukraine :

"Au moment où la Russie renouvelle sa rhétorique agressive, au moment où elle organise des simulacres de référendums qui signent son statut d’Etat paria, et au moment où des incidents inexpliqués ont lieu dans la mer Baltique, je le dis avec une certaine gravité, oui, nous aurons à maintenir notre engagement dans la durée".

La cheffe de la diplomatie française avait rencontré ce mardi à Kyiv le président ukrainien Volodymyr Zelenksy.Lors de cette visite, elle avait assuré que le soutien de Paris à l'Ukraine allait se renforcer, tant sur la fourniture d'équipements militaires que sur le plan humanitaire.