Ukraine : Biden-Poutine, le bras de fer

Ukraine : Biden-Poutine, le bras de fer
Courrier international

“Si quelqu’un a l’intention de faire peser des menaces inacceptables sur la sécurité stratégique de la Russie, il doit savoir que notre riposte sera rapide et foudroyante. La réponse de la Russie sera immédiate et entraînera des conséquences que vous n’avez encore jamais subies au cours de votre histoire” : rapportées par le site russe Gazeta.ru, les déclarations faites par Vladimir Poutine devant le Parlement de Russie, à Saint-Pétersbourg, le 27 avril, font froid dans le dos.

Ce n’est pourtant pas la première fois que Moscou évoque une telle riposte, potentiellement nucléaire. Est-ce un simple coup de bluff, une menace réelle ou un signe de faiblesse ? Sans doute un peu des trois à en croire les articles qui se multiplient dans la presse étrangère sur le risque d’une troisième guerre mondiale. Comment en est-on arrivé là ?

Depuis le 24 février et l’invasion de l’Ukraine, aucun signe de désescalade, bien au contraire. Les négociations semblent au point mort, et on ne voit pas d’issue prochaine au conflit. Désormais en première ligne, Washington se prépare à une guerre de longue haleine. Joe Biden, qui avait affirmé, au début de la guerre, “sa volonté de ne pas en faire une confrontation entre la Russie et les États-Unis”, a radicalement changé de position, explique The New York Times.

C’est ce basculement que nous avons voulu décrypter dans le dossier de cette semaine.

Il ne s’agit bien évidemment pas d’inverser les rôles mais de comprendre à quel point la nouvelle stratégie américaine de confrontation directe avec la Russie peut s’avérer “périlleuse”, pour citer encore le New York Times. Au total, les Américains ont déjà débloqué plus de 3,7 milliards de dollars pour l’aide militaire à l’Ukraine. Le 28 avril, c’est une rallonge de 33 milliards de dollars que Joe Biden a demandée au Congrès.

“L’arsenal de la démocratie”, selon les termes de Paul Krugman dans un autre article du New York Times traduit sur notre site, pourra-t-il rééquilibrer le rapport de forces sur le terrain ? Le chroniqueur veut le croire. “À en juger par la façon qu’a le Kremlin de s’en prendre au monde extérieur, en émettant des menaces terribles mais vagues à l’encontre de l’Occident et en prenant des décisions autodestructrices sous le coup de la colère, coupant les livraisons de gaz naturel à la Pologne et à la Bulgarie, on peut supposer qu’il y a au moins quelqu’un à Moscou qui redoute que le temps ne joue pas en faveur de la Russie”, écrit-il.

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