Ukraine: après les tirs contre la centrale de Zaporijjia, l'AIEA appelle «à arrêter cette folie»

AP - Markus Schreiber

L’inquiétude persiste en Ukraine, ce lundi 21 novembre, après les nouveaux tirs contre la centrale nucléaire de Zaporijjia. Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), très inquiet, lance un appel « à arrêter cette folie » avec la crainte bien évidemment que ces tirs ne finissent par provoquer une catastrophe irrémédiable. Ces nouveaux tirs ont eu lieu le 20 novembre ; a priori ils n'ont pas provoqué de dégâts majeurs, mais ils ont néanmoins touché des installations sensibles.

C‘est le chef de l’AIEA, Rafael Grossi, qui l’a confirmé : « Il y a eu des dégâts dans des endroits délicats » a t-il déclaré dans un entretien accordé à la chaîne de télévision française BFMTV. « Les réacteurs n’ont pas été touchés », a-t-il dit, mais plutôt « la zone où se trouvent les combustibles ». À cette heure, les niveaux de radiation restent conformes à la norme, mais il n’en reste pas moins que ces tirs soulèvent de nouveau une inquiétude majeure : la guerre en Ukraine va-t-elle provoquer une catastrophe nucléaire aux conséquences incalculables ?

Évaluation

Pour l’heure, les deux inspecteurs de l’AIEA présents sur le site procèdent à une évaluation des dégâts. On devrait donc en savoir plus dans les prochaines heures sur leur gravité et, peut-être, également sur l’origine des tirs. Car, comme à chaque fois depuis que la centrale est visée par des bombardements, les Russes et les Ukrainiens s’accusent mutuellement d’en être à l’origine.

« Délibéré et ciblé »


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