Ukraine: à Zaporijjia, des déplacés fuient l’enrôlement forcé dans les forces russes

Avec l’intensification des opérations de l’armée ukrainienne dans le Sud et l’Est, des milliers de personnes fuient les zones de combats et les régions tenues par l’armée russe, comme Kherson. Si la plupart des déplacés sont des femmes et des enfants, dont certaines familles qui ne veulent pas une de l’école russe, des hommes fuient aussi pour éviter d’être enrôlés de force à l’armée russe ou après avoir été torturés.

Avec nos envoyés spéciaux à Zaporijjia, Anastasia Becchio et Boris Vichith

Une colonne de voitures vient d’arriver sur le parking du centre commercial Epitsentr, passage obligé de tous les véhicules en provenance des zones occupées par l’armée russe. Viktor a fui son village d’Ivanivka après avoir reçu une visite d’hommes armés :

« Ils sont venus chez moi et ils m’ont dit qu’ils allaient me prendre et que j’allais devoir me battre pour la Russie et défendre Kherson. Je leur ai répondu que j’étais un pacifiste et que je ne voulais pas me battre, que pouvais-je leur dire d’autre ? Ils sont venus à trois avec leurs fusils automatiques et moi, je n’ai qu’une hache. C’était très désagréable. »

Après cette visite, Viktor, qui a servi dans la marine ukrainienne dans les années 1990, a emprunté l’équivalent de 250 euros pour payer un chauffeur qui l’a emmené avec sa famille à Zaporijjia.

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