Ukraine: à Kryvyï Rih, l'abri antiatomique contre les menaces nucléaires

© Boris Vichith / RFI

Au nord du front de Kherson, Kryvyï Rih est l'une des bases arrière des militaires ukrainiens qui mènent la contre-offensive pour reprendre les zones encore aux mains des Russes. Relativement épargnée par les combats, la ville a été à maintes reprises visée par des tirs russes. À cela s'ajoutent les menaces nucléaires russes.

Avec nos envoyés spéciaux à Kryvyï Rih, Anastasia Becchio et Boris Vichith

Le mois dernier, le bombardement d'un barrage hydroélectrique a causé de gros dégâts dans les environs. Mais à Kryvyï Rih, commune du sud de l'Ukraine, située non loin du front de Kherson, la menace d'une attaque nucléaire russe est également prise très au sérieux.

Mille mètres carrés de surface sous deux mètres de terre et trois mètres et demi de béton ; l'abri antiatomique construit en pleine Guerre froide a repris du service 60 décennies plus tard, raconte le maire adjoint Serhii Milioutine, en descendant le grand escalier en béton.

À l'intérieur, des dizaines de banquettes avec des couvertures, des provisions de nourriture et d'eau, des générateurs, du wifi et des médicaments. « En cas d'attaque nucléaire, les gens pourront se réfugier ici et on leur donnera ces pastilles d'iode. Un comprimé par personne pour 24 heures », explique Serhii Milioutine.

Avec 685 000 habitants, en comptant les déplacés de Kherson et d'ailleurs, la ville de Kryvyï Rih a ouvert plus de 300 abris. Tous ne sont pas des abris antiatomiques. Les autorités de la ville se préparent à toute éventualité.