Ukraine: à Kharkiv, les habitants survivent grâce à l’aide humanitaire

Depuis le début de la guerre, un tiers de la population a quitté Kharkiv, affirmait le maire de la ville il y a quelques semaines. Les habitants qui sont restés dépendent en grande partie de l’aide humanitaire.

Avec nos envoyés spéciaux à Kharkiv, Murielle Paradon et Sami Boukhelifa

Ils sont plus d’une centaine, rassemblés au pied d’un centre de distribution alimentaire. Après une matinée d’attente, Anne, 73 ans, reçoit enfin son colis de nourriture. « Il y a quatre boîtes de ragoût en conserve, deux boites de lait concentré, un kilo de sucre, un kilo de riz, un kilo de vermicelles, un paquet de gruau de blé et du thé. »

Une bénévole lui dessine une croix sur le revers de la main : c’est la preuve qu’elle a bien reçu son colis alimentaire. Très digne, Anne confie être gênée par cette situation. « J’ai travaillé toute ma vie. J’ai bien dû travailler 50 ans. J’ai une retraite. Je suis ici parce que tout a été détruit dans mon quartier. Il n’y a plus de magasins et plus de pharmacies. »

Rester à Kharkiv, malgré les risques

Au loin, les bombes résonnent. Mais après quasi trois mois de guerre, plus personne ne réagit. Dans la foule, majoritairement des personnes âgées. Comme Valentina, tous ici ont choisi de rester à Kharkiv malgré les risques. « Chez nous, on dit : s’il est écrit que je me noie, je ne mourrai pas par le feu. En plus, pour partir, il vous faut de l’argent pour trouver refuge en Europe. Donc c’est mieux de rester chez soi. »

Avec son mari, la vieille dame emballe ses cinq colis alimentaires pour pouvoir les transporter plus facilement. Elle en a reçu un pour chaque membre de sa famille.

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