Des œufs d'autruche révèlent un évènement climatique survenu il y a 250 000 ans

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Le climat en Afrique du Sud était totalement différent à cette époque avec des pluies et de vertes prairies.

Un petit troupeau de moutons dans un environnement semi-aride à 50 km de toute habitation. Le site de Bundu Farn, dans la région du Karoo dans la province du Cap-Nord en Afrique du Sud, est tout à fait isolé et fort peu avenant pour les humains. La situation était toute autre il y a 250.000 à 350.000 ans, révèle une étude basée sur l'analyse isotopique d'œufs d'autruche excavés à la fin des années 1990.

Un climat humide et chaud dans un paysage de rivières et de prairies

Les autruches sont des oiseaux omnivores qui se nourrissent, entre autres, d'arbustes et des herbes les plus fraiches disponibles. La composition de leur bol alimentaire peut se retrouver en analysant la composition de la coquille des œufs qu'elles pondent pendant la saison de reproduction qui s'étale sur une courte période de temps. Il est ainsi possible de reconstituer l'environnement dans lequel elles ont évolué au moment de la ponte. C'est ce qu'ont fait des scientifiques de l'Université d'Exeter, en Angleterre, avec des bouts de coquilles découverts à Bundu Farm. Pour les étudier, ils ont dû les broyer puis doser les différents isotopes et acides aminés contenus dans la poudre.

Leur recherche, publiée dans la revue , indique que le climat était bien plus clément à l'époque, sans doute humide, toujours chaud. Et les autruches évoluaient dans un paysage de rivières et de prairies bien plus vert qu'aujourd'hui. Bundu Farm est l'un des rares sites de cette région à fournir des renseignements sur cette époque durant laquelle les premiers humains, ou leurs ancêtres, ont évolué.

Une mandibule d'antilope découverte à Bundu Farm. Crédit : Philip Kiberd.

Période clé pour les humains

En effet, c'est environ à cette période que l'on retrouve les premiers Sapiens en Afrique Australe et d'autres Homo y vivaient aussi. D'autres preuves fossiles indiquent qu'ils pouvaient profiter de ressources abondantes : troupeaux de gnous, de zèbres, de petites antilopes, d'hippopotames, de babouins et d'espèces éteintes [...]

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