UE: les taxes sur les importations chinoises suffisent-elles à protéger l'industrie européenne?

Fibre optique, plastique PET, acier, véhicules électriques… Ces dernières années, l’Union européenne a multiplié les taxes « anti-dumping » à l’encontre des produits chinois, accusés de concurrence déloyale. Mais ces mesures, plus que jamais offensives envers Pékin, font parfois douter de leur efficacité.

La nouvelle a fait l’effet d’une douche froide sur les constructeurs automobiles chinois. Bruxelles a annoncé, mercredi 12 juin, jusqu’à 38,1% de droits de douane européens sur les importations de véhicules électriques chinois, taxées à partir du 4 juillet prochain. Ces montants, qui s’ajoutent aux 10% déjà existants, ont été rapidement dénoncés comme « purement protectionnistes » par Pékin.

Côté européen, on pointe du doigt les usines chinoises, largement subventionnées par l’État, qui inondent le Vieux continent de produits à prix cassés. En seulement dix ans, le déficit commercial de l’Union européenne face à la Chine a ainsi presque triplé, bondissant de 104 milliards en 2013 à 291 milliards d’euros en 2023. « Il y a un problème récurrent et structurel de concurrence déloyale de la part de la Chine », réagit Inès Van Lierde, présidente du groupe industriel AEGIS Europe.

Dix-huit enquêtes anti-dumping sur la Chine


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