UE : Poutine inflige une gifle humiliante à la Commission

Par Emmanuel Berretta
·1 min de lecture
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, en octobre. Bruxelles cumule les camouflets depuis quelques jours.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, en octobre. Bruxelles cumule les camouflets depuis quelques jours.

Mais qu'allait-il faire dans cette galère ! Molière n'avait évidemment pas pensé à Josep Borrell en rédigeant cette réplique célèbre des Fourberies de Scapin. Mais quand on se frotte aux fourberies de Poutine, il faut s'attendre à vivre des moments de galère?

Le chef de la diplomatie européenne n'avait pas voulu entendre les avertissements du Parlement européen qui le dissuadait de s'aventurer à Moscou par ces temps délicats. Résultat : un voyage humiliant pour le haut-représentant de l'UE et vice-président de la Commission. En effet, Borrell pensait amadouer son homologue Sergueï Lavrov sur le sort de l'opposant anti-Kremlin incarcéré, Alexeï Navalny. Peine perdue? Pire, pendant cet entretien, Moscou annonçait l'expulsion de trois diplomates européens, un Allemand, un Suédois et un Polonais en raison de leur participation à une « manifestation illégale » en soutien de Navalny le 23 janvier à Saint-Pétersbourg.

« Une gifle pour l'Europe »

À Bruxelles, les critiques fusent à la suite de cette mésaventure moscovite. « Il y a deux jours, j'ai demandé à Josep Borrell, haut-représentant de l'UE pour les affaires étrangères, de reporter sa visite en Russie, tant qu'il n'avait pas les outils nécessaires pour persuader le président Poutine de libérer Alexeï Navalny. Aujourd'hui, la visite de M. Borrell s'est transformée en un fiasco diplomatique, cingle Dacian Ciolos, le chef du groupe Renew au Parlement. M. Borrell devra répondre à des questions et justifier ses act [...] Lire la suite