UE : la Pologne et la Hongrie plantent la relance

Par Emmanuel Berretta
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Jaroslaw Kaczynski et Viktor Orban, en 2016.
Jaroslaw Kaczynski et Viktor Orban, en 2016.

Lecteur, si vous n'aimez pas les crises européennes, passez votre chemin ! Sous l'influence du Hongrois Viktor Orban et de Jaroslaw Kaczynski, l'homme fort de Varsovie, les ambassadeurs de Hongrie et de Pologne ont exécuté les menaces de veto brandies depuis des mois. Le plan de relance européen (750 milliards d'euros) et le budget européen de long terme (2021-2027) sont plantés pour le moment à l'issue d'une réunion du Coreper (*) qui s'est tenue lundi 16 novembre, en début d'après-midi. Techniquement, les représentants hongrois et polonais empêchent la décision « ressources propres » qui permet à la Commission de financer le plan de relance comme le budget de long terme.

Le point de blocage se niche dans le mécanisme sur « l'État de droit », dont l'UE entendait se doter pour la première fois. Ce mécanisme (décliné en huit articles) permettrait de conditionner le versement des fonds européens au respect d'un certain nombre de principes découlant des traités, dont l'indépendance de la justice, le refus de l'arbitraire, l'obstruction aux enquêtes pour corruption, etc. La procédure prévue était assez limpide : la Commission évaluait la situation et proposait une mesure au Conseil, lequel devait statuer à la majorité qualifiée. Par conséquent, la Pologne et la Hongrie n'auraient pas pu, à elles seules, disposer d'une minorité de blocage.

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