UE: Le plan de relance, opportunité du siècle selon Ursula von der Leyen

par Jan Strupczewski
·2 min de lecture
UE: LE PLAN DE RELANCE, OPPORTUNITÉ DU SIÈCLE SELON URSULA VON DER LEYEN

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - Le plan de relance post-COVID de 750 milliards d'euros grâce auquel l'Union européenne compte reconstruire une économie européenne plus écologique et plus numérique constitue la chance du siècle pour les Vingt-Sept, a déclaré mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

"Nous voulons construire une Europe plus verte, qui protège le climat et l'environnement, tout en créant les emplois du futur", a-t-elle déclaré dans un message vidéo publié en ligne alors que les Vingt-Sept finalisent leurs plans de relance nationaux.

"Nous voulons investir dans une Europe numérique, compétitive, qui montre la voie en matière d'innovation. Et nous voulons une Europe plus robuste et mieux équipée pour gérer les crises futures", ajoute-t-elle.

Ce plan permettant de débloquer 750 milliards d'euros, baptisé "Next Generation EU", représente "l'opportunité du siècle pour l'Europe", a estimé la présidente de la Commission en évoquant "un moment historique".

La Commission, qui va examiner les plans de relance nationaux définis par les pays membres, veillera à ce qu'ils soient "suffisamment ambitieux", a-t-elle prévenu.

A Paris, Bruno Le Maire a appelé mardi la Commission à procéder à cette analyse le plus rapidement possible, afin que les plans de relance nationaux puissent être validés lors du Conseil européen de juillet, ce qui permettrait de débloquer les premiers fonds "avant la fin de l'été".

Le ministre français de l'Economie, des Finances et de la Relance, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Bercy aux côtés du ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a estimé que l'Europe avait déjà perdu trop de temps, notamment par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, qui ont déjà renoué avec la croissance.

Les Etats membres sont supposés rendre leur copie d'ici au 30 avril mais il est probable que la moitié d'entre eux ne les soumettent que courant mai.

L'exécutif européen dispose ensuite de deux mois pour vérifier que les plans de relance nationaux correspondent aux critères définis en termes d'allocation des fonds à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de numérisation de l'économie.

Avant le déblocage des premiers fonds, les ministres des Finances du bloc ont également un mois pour faire leur propre évaluation.

Ce premier versement, à hauteur de 13% de la part de chaque pays (soit 5,1 milliards pour la France et environ 45 milliards pour l'UE dans son ensemble) est en revanche également conditionné à la validation par les parlements des Vingt-Sept d'une loi autorisant le relèvement temporaire des contributions nationales au budget européen, destiné à garantir que l'UE puisse faire face à ses obligations sur la levée de dette mutualisée.

A ce jour, 18 pays, dont la France, ont ratifié ce texte.

(Version française Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame)