UE: Frontex pointe une baisse du nombre d'arrivées illégales de migrants en 2020

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Selon l’agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes, le ralentissement du nombre de passages illégaux de migrants est largement à mettre au compte des mesures anti-Covid-19 prises par les gouvernements des 27, autant sur les frontières intérieures qu’extérieures de l’Union européenne. Et ils se dirigent surtout vers l’Afrique de l’Ouest et non plus vers la Turquie pour essayer d’entrer en Europe. Il y a également de moins en moins de femmes et d’enfants.

De notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Depuis 2013, il n’y a jamais eu aussi peu de franchissements illégaux de frontières européennes selon Frontex. L’agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes dénombre 124 000 occurrences de ce qu’elle qualifie comme des incidents. Il ne s’agit en effet que des détections de franchissements illégaux et non du nombre global de migrants puisqu’une même personne peut tenter de passer à différents endroits. Il y en a eu en moyenne l’année dernière 13% de moins qu’en 2019. La diminution est surtout très sensible en Méditerranée orientale et en mer Égée qui étaient devenues les principaux points de passage puisqu’on y enregistre une baisse de près des trois quarts.

En revanche, les arrivées vers l’Italie ont triplé. Mais le plus frappant est l’augmentation des arrivées aux Canaries en provenance d’Afrique de l’Ouest : elles ont été multipliées par huit.

Comme les années précédentes, les Syriens continuent de former le gros des candidats à l’exil, suivis des Marocains, Tunisiens, puis Algériens.

Il y a par ailleurs surtout des hommes qui ont tenté l’aventure. Un quart des migrants étaient des mineurs en 2019, 10% seulement l’an dernier et les proportions diminuent de la même façon pour les femmes.

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