Uber : quatre questions sur le statut de travailleur accordé aux chauffeurs britanniques

franceinfo
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Un salaire minimum et des congés payés : voilà ce à quoi ont désormais droit les chauffeurs Uber au Royaume-Uni. De quoi inspirer une réforme identique en France ? La société américaine de VTC semble en tout cas prête à desserrer (un peu) le frein à main sur les questions sociales : elle a annoncé, mercredi 17 mars, qu'elle octroyait à ses chauffeurs britanniques le statut de travailleur salarié. Une petite révolution, qui suscite plusieurs questions.

Qu'est-ce qui va changer ?

Concrètement, l'entreprise américaine accepte d'accorder aux plus de 70 000 chauffeurs britanniques le statut de travailleurs salariés. Ils vont donc cotiser à un plan épargne-retraite auquel contribuera la société, bénéficier de congés payés et surtout toucher au moins le salaire minimum : il est actuellement de 8,72 livres de l'heure (10,17 euros) mais doit passer à 8,91 livres en avril (10,39 euros).

Uber explique que ses conducteurs souhaitaient pouvoir bénéficier de ces avantages, tout en conservant de la flexibilité dans leurs conditions de travail. Ainsi, ils auront toujours la possibilité de travailler avec Uber quand ils le souhaitent. Enfin, tous ces avantages s'ajoutent à ceux déjà existants, comme l'accès gratuit à une assurance-maladie, ainsi qu'à des indemnisations pour des congés parentaux.

A noter qu'en moyenne, un chauffeur Uber gagne 17 livres par heure à Londres (environ 20 euros) et 14 livres dans le reste du pays (environ 16 euros).

Pourquoi Uber a-t-il pris cette décision ?

En (...)

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