"Uber Files": Pourquoi le nouveau ministre du Numérique ne traitera pas les dossiers en lien avec l'application

Jean-Noël Barrot à l'Élysee le 4 juillet 2022. (Photo: BENOIT TESSIER via REUTERS)
Jean-Noël Barrot à l'Élysee le 4 juillet 2022. (Photo: BENOIT TESSIER via REUTERS)

Jean-Noël Barrot à l'Élysee le 4 juillet 2022. (Photo: BENOIT TESSIER via REUTERS)

POLITIQUE - Voilà un sujet d’actualité auquel il se trouve mêlé... et dont il devra se tenir éloigné. Après la publication des “Uber Files” pointant notamment du doigt les liens étroits entre la société Uber et Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie, Jean-Michel Barrot a annoncé à BFMTV qu’il n’interviendrait pas sur le sujet.

Un lien familial qui pose problème

Comme l’a révélé La Lettre A, le nouveau ministre délégué à la Transition numérique et aux Télécommunications, est en effet le frère de Hélène Barrot,  directrice de la communication de la société de VTC. Un lien de parenté qui oblige ce proche de François Bayrou à s’écarter de tout sujet en lien avec Uber, comme il l’a d’abord indiqué à La Lettre A. Après les révélations des “Uber Files”, il a réaffirmé cette position de principe ce lundi auprès de BFMTV :

“Je vous confirme que ma sœur Hélène Barrot occupe le poste de directrice communication Europe de l’Ouest chez Uber, explique-t-il. Je vous confirme également que dans le cadre de mes nouvelles fonctions je me déporterai de tout sujet concernant la société Uber.”

Si les contours du portefeuille du ministre doivent encore être déterminés par décret, les sujets concernant la compagnie de VTC devraient entrer dans le giron de la Première ministre, Élisabeth Borne, selon La Lettre A.

Ce lien familial pourrait par ailleurs ne pas être la seul épine dans le pied du ministre. L’enquête du Monde révèle que plusieurs économistes français, dont David Thesmar et Augustin Landier, ont été rémunérés par Uber pour réaliser des études visant à donner une “une caution académique” à l’entreprise, et à défendre son modèle dans les médias. Tous deux ont ainsi été les auteurs d’une étude publiée en mars 2016 et rétribuée à hauteur de 100 000 euros.

Or, comme l’a repéré le journaliste Martin Clavey sur Twitter, le ministre connaît bien ces économistes, puisqu’ils ont encadré sa thèse de sciences de gestion en 2012, David Thermas en tant que directeur de recherche et Augustin Landier comme rapporteur de thèse.

À voir également sur le HuffPost : Des applaudissements aux huées, une Assemblée nationale hétéroclite face à Élisabeth Borne

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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