«Uber Files»: des politiques concernés au Royaume-Uni et aux Pays-Bas

Le Consortium international des journalistes d’investigation a publié, dimanche 10 juillet, des documents montrant les méthodes d’Uber, l’entreprise de VTC, pour s’étendre à l’international : lobbying, exploitation des conflits avec les taxis… Au Royaume-Uni, ce sont les faiblesses de la réglementation autour des groupes d’intérêt qui sont exposées. Aux Pays-Bas, c'est l’ancienne commissaire européenne Neelie Kroes qui est au cœur du scandale.

Avec notre correspondante à Londres, Emeline Vin

Au Royaume-Uni, les représentants d'Uber ont rencontré, entre 2014 et 2016, au moins six ministres du Parti conservateur, dont le ministre de l’Économie George Osborne. Des réunions, des dîners, tenus aux États-Unis, qui ont inclus également des officiels de Google.

Le problème est que ces rendez-vous n’ont pas été déclarés alors qu’ils ont probablement servi à pousser les intérêts d’Uber au Royaume-Uni. Parmi les conservateurs nommés dans les « Uber Files », Michael Gove, ministre jusqu’à la semaine dernière, Priti Patel, actuelle ministre de l’Intérieur et Sajid Javid, candidat à la succession de Boris Johnson.

Les dates correspondent à la période d’expansion massive d’Uber en Europe et relancent des soupçons qui courent depuis des années : que Downing Street a fait pression sur le maire de Londres de l’époque, Boris Johnson, pour le convaincre d’abandonner ses plans de régulation des compagnies de VTC.


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