Sur Twitter, Yassine Belattar accuse Manuel Valls de "racisme"

Yassine Belattar et Manuel Valls s'affrontent publiquement.

Le torchon brûle entre Manuel Valls et Yassine Belattar. L'humoriste, nommé au Conseil présidentiel des villes par Emmanuel Macron - qu'il qualifie de "frère" - et le député macroniste ont réglé leurs comptes de manière particulièrement violente ce mercredi 23 mai sur Twitter.

Leur animosité réciproque ne date pas d'hier. L’origine de la passe d'armes du jour remonte très précisément au 13 novembre 2017 : Yassine Belattar est alors invité sur le plateau de LCI pour débattre des conséquences des attentats de Paris deux ans plus tôt. Se disant "outré" par le lien tissé par l'émission "entre immigration et islamisme", l'humoriste s'en prend à Manuel Valls, en poste à Matignon au moement des attaques, le qualifiant "d'espèce de Premier ministre sordide". En mars dernier, lorsque l'humoriste est nommé au Conseil présidentiel des villes, le politique, devenu entretemps député de la majorité LREM, dénonce "une faute et un signe de faiblesse", soulignant la proximité entre l'artiste et le décrié Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF).

"Le plus Français de nous deux, c'est moi !"

La polémique reprend souffle ce dimanche 19 mai, quand Yassine Belattar est cette fois l'invité de l'émission Les Terriens diffusée sur C8. Pas rancunier, Thierry Ardisson a convié pour la deuxième fois à son show celui qui l'avait pourtant qualifié de "chemise brune". Manifestement encore en forme, Yassine Belattar s'en prend de nouveau à son meilleur ennemi. Regrettant de "passer plus de temps à justifier [ses] blagues qu'à en faire", il accuse Manuel Valls de vouloir l'amener "dans un mano a mano". "C'est lui le toréador, moi je suis pas le taureau !", poursuit-il, avant de se lancer dans un concours du plus Français des deux : "Je le lui redis ici, le plus Français de nous deux, c'est moi ! Moi je suis né à Conflans-Sainte-Honorine, je n'ai connu que la France. Lui, il est arrivé en France à 18 ans, il ne savait même pas conjuguer le verbe être".

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