Twitter: «On vit les montagnes russes depuis 7 mois»

AP - Patrick Pleul

Emmanuel Cornet, ancien employé de Twitter au siège de la plateforme à San Francisco en Californie, témoigne. Le Français, dessinateur à ses heures, fait partie de la moitié des effectifs (7500 personnes) licenciés la semaine passée par Elon Musk. Avec quatre autres plaignants, il a décidé de lancer une action collective contre l’entreprise, au motif qu’il n’avait pas reçu le délai de préavis de 60 jours requis par la loi américaine en cas de plan social (Warn Act).

RFI : Quel est le but de cette action en justice que vous avez entamée contre Twitter avec quatre de vos collègues ?

Ce sont eux qui m’en ont parlé et cela concerne les délais de notification du licenciement qui n’ont pas été respectés, c'est-à-dire que ça a été fait trop rapidement. Moi, je ne suis pas chez Twitter depuis très longtemps, seulement un an et demi, donc c’est surtout en soutien à mes collègues que j’ai décidé de participer à ce recours collectif.

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Aujourd’hui, je pense qu’Elon Musk essaie de récupérer ses billes, il a mis beaucoup d’argent dans cette boîte et il en perd beaucoup, simplement avec les intérêts de la dette de Twitter. L’entreprise n’est pas rentable et il a cherché à supprimer des coûts le plus rapidement possible, en particulier en termes de salaires. Je pense que c’est le genre de personnes à mettre des baffes d’abord et à poser des questions après, un peu comme Obélix !

Comment avez-vous été notifié de votre licenciement ?


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