Twitter supprime son bureau des droits de l'Homme dans la vague de licenciement

© Godofredo A. VasquezAP

Une semaine après avoir racheté Twitter, Elon Musk a commencé à licencier 50% des effectifs de l’entreprise. Parmi tous les services concernés par ces suppressions de postes, un bureau attire particulièrement l’attention puisqu’il s’agit de celui en charge des droits de l’homme.

Comme un pied-de-nez, c’est dans un tweet qu’une salariée licenciée l’a annoncé. L'équipe du conseil des droits de l’homme de Twitter a été évincé. Elle était chargée de veiller au respect des principes directeurs des Nations Unies en matière de droits fondamentaux. Mais elle tâchait aussi de protéger les utilisateurs du réseau social menacés dans leur pays.

L’ONG Human Rights Watch rappelait il y a une semaine l’importance de ce service. En Chine par exemple, Twitter est bloqué et publié sur la plateforme peut conduire en prison. Mais pour l’ONG, Twitter a su résister à des pressions gouvernementales et compliquer la chasse aux dissidents. Le bureau des droits de l’Homme de la plateforme s’est tout de même attiré des critiques dans d’autres régions du monde : les talibans afghans y ont notamment publié des appels à la violence. Et face à cela, l’inaction de Twitter à protéger les droits de l’homme en Afghanistan.

Des inquiétudes jusqu'à l'ONU

Des ONG, mais aussi des juristes comme David Kaye s’inquiètent de ce licenciement. L’ancien rapporteur des Nations Unies pour la liberté d’expression se désole, y voyant la fin d’un espace où exactions et corruption pouvaient être dénoncées en sécurité.

►À lire aussi : Twitter licencie «environ 50%» de ses employés après son rachat par Elon Musk


Lire la suite sur RFI