Sur Twitter, des députés LREM réclament l'arrêt d'un compte parodique (et ce n'est pas bon signe)

Geoffroy Clavel
Sur Twitter, des députés LREM réclament l'arrêt d'un compte parodique (et ce n'est pas bon signe)

POLITIQUE - Il se présente comme "un simple citoyen qui utilise sa plume satirique pour dénoncer la communication du gouvernement". Avec à peine quelques milliers de followers sur Twitter et un sens prononcé de la moquerie, le créateur du compte parodique "Journal de L'Elysée" est parvenu à s'attirer en 24 heures les foudres de plusieurs parlementaires de La République En Marche.

"Depuis des semaines, un compte prétendument parodique inonde Twitter faisant croire à des déclarations que des membres d'En Marche auraient prononcées", s'étrangle la porte-parole des députés LREM Aurore Bergé, particulièrement en pointe sur la dénonciation des "fake news" qui circulent sur les réseaux sociaux. Avant elle, la députée très en vue Amélie de Montchalin s'était indignée de se voir attribuer par ce compte une citation indécente sur les personnes âgées. "Il y a un âge, lorsqu'on devient un poids financier très important pour la société, où la question de la fin de vie anticipée doit être posée; il faut en finir avec les tabous", lui faisait dire le trublion du web.

"Assez des fake news qui abîment la parole politique et le débat public, en particulier sur nos aînés", s'est agacée l'élue de l'Essonne en sommant le "Journal de l'Elysée" de supprimer le tweet "qui n'a rien de la parodie et tout du mensonge".

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