Twitch : une nouvelle ère de l’astronomie avec les ondes gravitationnelles

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Jeudi 27 mai 2021, à 17h30, nous serons en direct pendant 1h30 avec les astrophysiciennes Marie-Anne Bizouard et Sarah Antier. Au programme, les différentes façons de scruter les cieux, de la lumière aux ondes gravitationnelles en passant par les neutrinos.

Ce n’est rien moins qu’à une révolution astronomique que nous convient les astrophysiciennes Marie-Anne Bizouard et Sarah Antier, avec cette ouverture de l’astronomie multi-messagers. Historiquement, le premier messager du ciel a été la lumière. D’innombrables photons nous parviennent du cosmos, marquant tout d’abord directement notre rétine et révélant le ciel nocturne accessible à l’œil nu. En 1610, changement d’échelle lorsque Galilée utilise pour la première fois une lunette astronomique faisant apparaître des détails inaccessibles directement, comme les anneaux de Saturne ou les satellites de Jupiter.

Quatre siècles durant, les télescopes ont grossi, récoltant de plus en plus de lumière. Mais il s’agissait toujours de lumière, c’est-à-dire d’ondes électromagnétiques. Au cours du XXe siècle, les observateurs ont commencé à détecter des particules, comme des neutrinos, issues de phénomènes nucléaires. Et surtout, en 2015, des instruments exceptionnels ont commencé à voir des ondes gravitationnelles, de très subtiles oscillations de l’espace-temps, qui avaient été prédites en 1916 par Albert Einstein.

Environ 50 passages d’ondes gravitationnelles ont été enregistrés

Les instruments géants capables de déceler ces minuscules oscillations sont ce qu’on nomme des interféromètres gravitationnels. L’un d’eux – Virgo – est en service en Italie près de Pise et deux autres – – sont situées aux États-Unis. En détectant ces nouvelles vibrations du cosmos, les astrophysiciens révèlent des astres jusqu’ici invisibles : les trous noirs et autres objets compacts. En effet, la danse finale de deux trous noirs en rotation l’un autour de l’autre émet des ondes gravitationnelles qui traversent le cosmos et sont détectables sur Terre.

Aujourd’hui, cinq ans après cette première détection, une cinquantaine de passages d’ondes gravitationnelles a été enregistré par ces instruments. Leur analyse permet de mieux comprendre les trous noirs et leur rotation, ainsi que les étoiles à neutron[...]

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