Britney Spears autorisée à engager son propre avocat, après un nouveau plaidoyer contre sa tutelle

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Britney Spears  - Paul Marotta - Getty Images North America - AFP
Britney Spears - Paul Marotta - Getty Images North America - AFP

Trois semaines après le plaidoyer passionné de la princesse de la pop, un tribunal de Los Angeles a autorisé ce mercredi Britney Spears à choisir son propre avocat pour la représenter lors des prochaines audiences concernant sa tutelle, rapportent plusieurs médias américains, comme le New York Times et le Huffington Post.

La popstar a également parlé, pour la deuxième fois, devant un tribunal, affirmant vouloir attaquer son père pour "abus tutélaire", selon CNN et Sky News.

Mathew S. Rosengart nouvel avocat de la popstar

Samuel Ingham, l'avocat attribué à Britney Spears par un tribunal quelques mois après que la star au crâne rasé n'attaque un paparazzi en 2007, a demandé à être démis de ses fonctions. La société de gestion financière qui devait assumer le contrôle conjoint de la fortune de Britney Spears avec son père Jamie a fait de même. Ces demandes ont été validées ce mercredi par la juge Brenda Penny, en charge de l'affaire.

Cette dernière a également approuvé la demande faite par Mathew S. Rosengart, un célèbre avocat d'Hollywood et ancien procureur fédéral, de représenter la popstar. Selon une source proche du dossier au New York Times, il devrait adopter une "stratégie plus agressive" et "faire pression pour mettre fin à la tutelle".

Il a annoncé ce mercredi à l'Agence France-Presse (AFP) qu'il prévoyait de demander à un tribunal de Los Angeles que la tutelle de la chanteuse, qui la prive d'une grande part de son autonomie, soit retirée à son père "dès que possible". "Nous allons déposer une requête dès possible pour enlever Jamie Spears" de ce rôle, comme l'implore sa fille, a indiqué Mathew S. Rosengart.

La chanteuse de 39 ans avait été placée sous tutelle en 2008, après une descente aux enfers très médiatisée à l'époque. Les conditions en sont très strictes et stipulent que les décisions la concernant sont prises notamment par son père Jamie Spears avec lequel elle entretient de longue date des relations difficiles.

"De la p***** de cruauté"

Britney Spears, qui a parlé pour la deuxième fois par téléphone de sa situation ce mercredi devant un tribunal, avait initialement demandé à ce que la salle d'audience soit vidée avant d'indiquer vouloir parler publiquement.

"Je voudrais attaquer mon père pour abus tutélaire. Je veux engager des poursuites contre mon père aujourd'hui. Je veux qu'une enquête soit ouverte à son propos", a-t-elle affirmé, éclatant en sanglots entre plusieurs de ses phrases.

L'interprète de Gimme More a ensuite fait la liste de tous les abus qu'elle a subis, assurant qu'on lui interdisait de prendre des vitamines pour les cheveux ou de boire du café. "Madame, si ce n'est pas de l'abus, c'est juste de la p***** de cruauté", a-t-elle lancé, en pleurs, à la juge Brenda Penny, avant de s'excuser "pour son langage". "Mais c'est la vérité", a-t-elle ajouté.

La native du Mississippi a expliqué qu'elle voulait que la tutelle s'arrête sans qu'elle doive passer un examen médical. Elle a cependant expliqué que sa priorité était bien d'évincer son père de son rôle en autorisant Jodi Montgomery, sa co-tutrice, de rester le temps que la tutelle s'arrête.

"Mon père doit être démis de ses fonctions aujourd'hui et je serai contente que Jodi m'aide", a encore déclaré Britney Spears.

"Je veux juste reprendre ma vie"

Se disant "traumatisée", "déprimée", Britney Spears avait livré le 23 juin un témoignage explosif dans lequel elle avait imploré le tribunal de mettre fin à sa tutelle.

Durant une vingtaine de minutes, parlant de manière ininterrompue avec un débit extrêmement rapide, elle avait alors assuré avoir dû prendre des médicaments pour contrôler son comportement, ne pas avoir été autorisée à prendre des décisions concernant ses amitiés ou ses finances et ne pas avoir pu se faire retirer un stérilet alors qu'elle souhaitait avoir d'autres enfants.

"Je veux juste reprendre ma vie, ça fait treize ans et ça suffit", avait supplié la chanteuse

Des confidences qui avaient reçu un soutien massif, de son ex-petit ami Justin Timberlake, à Christina Aguilera ou Madonna... Et ravivé une nouvelle fois la campagne #FreeBritney (#LibérezBritney en français) orchestrée dans la rue et sur les réseaux sociaux par certains fans.

Article original publié sur BFMTV.com

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