Turquie: le président Erdogan assure vouloir ouvrir une «nouvelle page» avec l'UE

·2 min de lecture

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, assure vouloir ouvrir une « nouvelle page » avec l'Union européenne (UE). C’est ce qu’il a assuré, vendredi 18 décembre, dans un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel. Alors que les manœuvres turques en Méditerranée orientale ont beaucoup tendu les relations Turquie-UE ces derniers mois, et alors que la candidature d’adhésion d’Ankara ne progresse plus depuis des années, les Vingt-Sept attendent que les déclarations du président turc soient suivies d’effets.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Depuis fin novembre 2020, Recep Tayyip Erdogan cherche l’apaisement avec l’Union européenne, du moins avec les États membres qu’il juge les mieux disposés à l’égard d’Ankara. C’est le cas de l’Allemagne d’Angela Merkel. Il y a une dizaine de jours, la chancelière s’était opposée à ce que les dirigeants européens sanctionnent lourdement la Turquie pour ses recherches de gaz en Méditerranée.

Un « agenda positif »

Recep Tayyip Erdogan dit souhaiter une « nouvelle page » avec l’Union européenne. Il parle de recréer un « agenda positif ». Le terme date en fait de 2012, quand Ankara et Bruxelles avaient tenté - sans succès - de relancer des négociations d’adhésion qui étaient déjà au point mort. L’accord migratoire signé en mars 2016 avait permis de renouer le dialogue, mais la répression qui a suivi la tentative de putsch de l’été 2016 en Turquie avait enterré ces efforts.

Une situation économique difficile

Contraint par une situation économique difficile, le président turc a promis des réformes, notamment dans le domaine des droits de l’homme. Mais l’opposition n’y croit pas et les dirigeants européens attendent des actes. La libération cette semaine de l’homme d’affaires Osman Kavala, emprisonné depuis trois ans sans condamnation, aurait été un signal fort. La justice l’a finalement maintenu en détention.

À lire aussi : La justice turque prolonge la détention du philanthrope Osman Kavala