Turquie: ouverture du procès de la principale association féministe du pays

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

À un an d'élections qui s’annoncent d’ores et déjà très tendues, le président Recep Tayyip Erdogan accélère la répression de ses opposants au sein de la société civile. Dans des tribunaux sous pression, les affaires et les condamnations se multiplient. Ce mercredi s’ouvre le procès en dissolution de la principale association féministe du pays.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

C’est une association qui porte dans son nom son objectif premier: « Nous stopperons les féminicides ». Depuis douze ans, l’association mobilise et manifeste contre les violences faites aux femmes, et soutient les victimes. Mais ce mercredi, au tribunal, c’est son existence qu’elle défend. Elle affronte un procès pour « activités contraires au droit et à la morale ».

« Nous n’avons appris qu’en avril qu’un procès s’ouvrait contre nous, mais une enquête était en cours depuis 2016, explique Fidan Ataselim, la secrétaire générale de l’association. Elle a commencé quand des groupes d’hommes se sont plaints de nos activités auprès des autorités. Ils prétendaient que nous étions immorales, que nous propagions l’homosexualité, que nous détruisions la structure de la famille turque au prétexte de défendre les droits de femmes, ou encore que nous soutenions le terrorisme. »

Une répression qui augmente à l’approche des élections

À écouter: Les droits des femmes mis à mal en Turquie


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles