Turquie: obtenir un visa Schengen a rarement été aussi difficile

C’est un sujet qui fait grincer beaucoup de dents en Turquie et qui empoisonne encore un peu plus les relations déjà compliquées de ce pays avec l’Europe : la question des visas Schengen et du parcours du combattant que sont devenues, pour les Turcs, les démarches pour obtenir ce sésame indispensable pour circuler dans la plupart des États européens.

De notre correspondante à Ankara,

Obtenir un visa Schengen pour un Turc est nettement plus difficile aujourd’hui qu’il y a six ou sept ans. En 2015, le taux de refus pour les Turcs ne dépassait pas 4%. En 2019, ce taux avait atteint 10%, et en 2021, il s'élevait à 19%. Des refus en hausse alors que les justificatifs demandés pour constituer un dossier sont toujours aussi nombreux et que le coût d’une demande a explosé. Les frais de dossier sont réglés en euros. Or, la monnaie turque – la livre – est en chute libre face à l’euro ces dernières années.

Ces deux facteurs combinés ont eu un effet automatique : l’explosion des demandes de visas de la part de Turcs qui souhaitent échapper à ce climat étouffant. Ces demandes ont encore augmenté de 19% l’an dernier par rapport à 2020.

La Turquie a récemment envoyé un rapport à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour se plaindre de « discriminations ». Par ailleurs, la question des visas est un sujet que les officiels turcs abordent systématiquement, depuis des années, dans tous leurs échanges avec les responsables européens.

Situation dans l'impasse


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