La Turquie menace d’intervenir à nouveau contre les Kurdes en Syrie

La Turquie est-elle sur le point de lancer une opération militaire contre les Kurdes en Syrie ? C’est en tout cas la menace brandie par le président turc Recep Tayyip Erdogan. “Notre patience a atteint ses limites. Nous commencerons l’opération dès que les préparations seront terminées”, a-t-il annoncé dimanche, rapporte le quotidien Hürriyet.

Lors des opérations militaires précédentes, la Turquie est parvenue à s’emparer de nombreuses zones dans le nord de la Syrie, se rapprochant du but sans cesse martelé par le chef de l’État turc visant à établir une “zone de sécurité” de 30 kilomètres de profondeur, le long des 870 kilomètres de frontière entre les deux pays, de la frontière irakienne jusqu’à la mer Méditerranée.

La Syrie morcelée après 11 ans de guerre..
La Syrie morcelée après 11 ans de guerre..

Cette offensive est indispensable pour stopper le PKK, qui veut créer un État terroriste qui s’étende de ses bases dans le nord de l’Irak jusqu’à la mer”, juge le quotidien progouvernemental Star. Le journal fait référence au PYD, le parti kurde syrien qui contrôle le nord-est de la Syrie. Le PYD est considéré comme la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une guérilla contre l’État turc depuis les années 1980.

Soutien des États-Unis aux forces arabo-kurdes

Ces zones avaient été le théâtre de combats entre les Kurdes syriens et l’organisation djihadiste État islamique (EI), à partir de la bataille de Kobané (2014-2015), qui a marqué le début d’une série de défaites de Daech qui s’est soldée en Syrie par la chute de son “califat”, en 2019.

Les États-Unis, qui épaulent les forces arabo-kurdes depuis 2014 dans le cadre de leur lutte contre Daech – acronyme en arabe de l’EI – et continuent à les soutenir pour empêcher la résurrection de l’organisation, ont manifesté leur désapprobation envers une possible offensive turque, qui risquerait à leurs yeux de déstabiliser encore davantage la région.

La réponse d’Erdogan, formulée à un groupe de journalistes au retour d’une visite en Azerbaïdjan, est cinglante :

“On ne peut pas lutter contre le terrorisme en attendant la permission de qui que ce soit. […] Que ferons-nous si les États-Unis ne font pas leur part dans la lutte contre le terrorisme ? Nous nous débrouillerons seuls.”

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