La Turquie et l'Arménie font un nouveau pas dans la normalisation de leurs relations

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont échangé par téléphone ce lundi 11 juillet, un échange rare entre ces pays qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis près de 30 ans. À l’issue de leur échange, les deux dirigeants ont affirmé leur « attachement » au processus de normalisation en cours. Un processus lancé à la fin de l’année dernière, et qui semble s’accélérer.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Un geste, une étape après l’autre, le processus engagé par la Turquie et l’Arménie pour tenter de « normaliser » leurs relations avance. La conversation téléphonique entre Recep Tayyip Erdogan et Nikol Pachinian est importante, ne serait-ce que sur le plan symbolique, car un échange à un tel niveau n’avait pas eu lieu depuis de longues années.

Les deux dirigeants ont dit s’attendre à une mise en œuvre rapide des décisions annoncées le 1er juillet par leurs représentants spéciaux réunis à Vienne. La Turquie et l’Arménie avaient notamment accepté de rouvrir leur frontière commune aux citoyens de pays tiers. Cette frontière est fermée depuis 1993, suite à un premier conflit dans la région du Haut-Karabagh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Depuis cette époque, les deux voisins n’ont officiellement plus de relations diplomatiques.

Lors d’une précédente étape, en février, les liaisons aériennes directes avaient repris entre Istanbul et Erevan, suscitant un espoir fébrile de part et d’autre de la frontière, dont la réouverture totale est le principal objectif de ce processus de normalisation. Espoir fébrile, car en 2009, la Turquie et l’Arménie avaient déjà signé à Zurich des protocoles en ce sens. Ils étaient finalement restés lettre morte.


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