La Turquie inflige de fortes amendes aux principaux réseaux sociaux

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La Turquie a infligé, mercredi 4 novembre, une première série de fortes amendes aux principaux réseaux sociaux, dont Twitter, Facebook et Instagram, pour le non-respect d'une loi controversée qui renforce considérablement le pouvoir des autorités sur ces plates-formes. D’autres sanctions pourraient suivre si ces plates-formes refusent de se soumettre aux exigences des autorités turques.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Facebook, Instagram, Twitter, Periscope, YouTube, TikTok... Selon les autorités d’Ankara, les principaux réseaux sociaux vont devoir payer une amende de 10 millions de livres turques – soit environ un million d’euros au cours actuel – pour avoir refusé d’appliquer la mesure phare d’une loi entrée en vigueur récemment.

Les plates-formes qui rassemblent plus d’un million d’utilisateurs quotidiens en Turquie avaient jusqu’au 1er octobre pour désigner un représentant légal dans le pays. Ce représentant aurait, entre autres, l’obligation de se plier sous 48 heures aux demandes de retrait de contenu émises par la justice.

Les géants des réseaux sociaux résistent, pour l’instant, considérant que cette mesure soumettrait leurs contenus à un risque de censure.

L’amende de 10 millions de livres n’est que la première étape d’une liste de sanctions graduées prévues par les autorités. Si elles persistent dans leur refus, les plates-formes se verront infliger une amende de 30 millions de livres en décembre, une interdiction de toucher des revenus publicitaires en janvier 2021, une réduction de leur bande passante de l’ordre de 50% en avril et de 90% en mai. En clair, elles deviendraient inaccessibles en Turquie.