Turquie Dernier vote avant l’autocratie

Libération.fr

Dimanche, les Turcs se prononceront sur le projet constitutionnel de Recep Tayyip Erdogan. La réforme prévoit une concentration encore plus forte des pouvoirs dans les mains du président. Un processus dénoncé par une opposition sur laquelle la répression s’est accentuée lors de la campagne électorale.

Week-end décisif pour la Turquie et ses quelque 56 millions d’électeurs, appelés aux urnes ce dimanche. Entre leurs mains, le sort du projet constitutionnel porté par le président Recep Tayyip Erdogan et une alliance de circonstance entre sa formation, le Parti de la justice et du développement (AKP), et les élus d’extrême droite du Parti d’action nationaliste (MHP) (lire ci-contre). Depuis des semaines, une pluie de sondages balaie quotidiennement le pays. Dans les dernières longueurs, ceux-ci voient le oui virer en tête. Les 18 amendements de cette réforme divisent profondément la Turquie et ses électeurs. En cas de victoire du oui, ils entérineraient l’adoption d’un régime présidentiel. Régime sans chef du gouvernement, où le président pourrait nommer ministres et hauts fonctionnaires de la justice, promulguer des décrets ou encore dissoudre le Parlement. Finie également la neutralité politique du chef de l’Etat, qui pourrait alors assurer de front son mandat et la direction d’un parti politique, faisant ainsi irruption dans la sphère législative.

«Pour ou contre moi ?»

Un changement constitutionnel synonyme de «mort de la démocratie», dénoncent ses opposants. Face à ce projet, les kémalistes du Parti républicain du peuple (CHP) et le Parti de la démocratie des peuples (HDP), formation de gauche prokurde, font front commun. «Ils s’inquiètent à la fois de l’amoindrissement des contre-pouvoirs nécessaires à toute démocratie libérale mais également de la trop grande concentration des pouvoirs entre les mains du chef de l’exécutif», explique Sinan Ulgen, président du Centre for Economics and Foreign Policy Studies à Istanbul. Un chef de l’Etat déjà régulièrement (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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