En Turquie, la communauté ouïghoure inquiète des complaisances d'Ankara vis-à-vis de Pékin

·1 min de lecture

Le monde a découvert ces dernières années le sort réservés aux Ouïghours, ce peuple turcophone et à majorité musulmane, dans le nord-ouest de la Chine. Plusieurs enquêtes de grands médias et d’ONG accusent Pékin d’avoir interné, depuis 2017, plus d’un million d’entre eux dans des centres de rééducation politique, qui sont des camps de travail forcé. Le régime communiste affirme de son côté qu’il s’agit de "centres de formation professionnelle", destinés à éloigner les Ouïghours de l’islamisme et du séparatisme. Or il existe une importante communauté ouïghoure en Turquie. Là-bas, ils sont considérés comme des proches, de part leur langue et leur religion.

Pendant longtemps, le président Erdogan a pris fait et cause pour eux. Mais ces derniers temps, ce soutien s’est estompé et l’importance des liens économiques avec la Chine semble avoir pris le dessus. À Istanbul, où la majorité des Ouïghours exilés sont installés, des manifestations sont organisées toutes les semaines.

>>Retrouvez les Carnets du monde tous les dimanche de 13h à 14h sur Europe 1 ainsi qu’en podcast et en replay ici 

"Pendant deux ans, je n'ai eu aucune nouvelle de ma famille"

À l’occasion d’une visite officielle du ministre des Affaires étrangères chinois en Turquie, des centaines de manifestants se sont réunis devant le consulat chinois. Ils ont brandi des étendards bleu ciel, la couleur du drapeau ouïghour, et chaque personne a tenu des pancartes avec les photos d’un père, d’une sœur, d’un ami… Autan...


Lire la suite sur Europe1