Turquie: le chef de l’opposition risque la prison dans une enquête pour «propagation de fausses nouvelles»

AFP - ADEM ALTAN

En Turquie, le chef du principal parti d’opposition et possible rival du président Recep Tayyip Erdogan aux prochaines élections prévues en juin 2023 est devenu, jeudi 3 novembre, la première personne à faire l’objet d’une enquête pour « propagation de fausses nouvelles ». Cette accusation est l’article phare d’une loi adoptée mi-octobre, contre laquelle l’opposition avait tenté de faire barrage.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Le 18 octobre, la loi à peine entrée en vigueur, le Parti républicain du peuple (CHP) déposait un recours devant le Conseil constitutionnel pour réclamer l’abrogation d’une loi punissant de trois ans de prison la « désinformation ». Deux semaines plus tard, le chef du CHP, Kemal Kiliçdaroglu, devient le premier citoyen turc à risquer une condamnation sur la base de ce texte qualifié de « loi de censure » par toute l’opposition.

Plainte

Kemal Kiliçdaroglu fait l’objet d’une plainte de la Direction générale de la sûreté, autrement dit la police turque, en raison d’une déclaration dans laquelle il dénonçait la consommation croissante de méthamphétamine en Turquie. Dans une vidéo sur Twitter, le chef de l’opposition reprochait au pouvoir de fermer les yeux sur le trafic de drogues pour faciliter l’entrée de devises étrangères dans le pays, dont les réserves de change ont dégringolé ces derniers mois.

« Nui à sa réputation »


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