Turquie: à Istanbul, le couvre-feu ne concerne pas les touristes

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En Turquie, pour faire face à l’épidémie de coronavirus, le pays est en couvre-feu chaque week-end depuis un mois. Mais pas pour les touristes, qui sont autorisés à déambuler dans les rues. Certains musées restent même ouverts pour les accueillir.

Avec notre correspondante à Istanbul, Cerise Sudry-Le Dû

Des rues vides, des terrasses désertées, des musées fermés... Comme dans de nombreuses grandes villes européennes, Istanbul vit sous couvre-feu. Ici, le week-end, personne n’a le droit de sortir, sauf pour faire ses courses.

Mais plus on s'approche des sites touristiques, plus les passants sont nombreux. Car ici, les touristes sont libres de déambuler dans la rue, et certains musées, comme le palais de Topkapi, la Mosquée bleue ou le musée archéologique sont restés ouverts pour les accueillir.

Si en Turquie, depuis deux semaines et le retour d'un temps très hivernal, plus de 200 personnes meurent chaque jour du Covid-19, aucun test n’est demandé aux visiteurs, et on peut voir des centaines de personnes, masque sur le nez, humer l'air de la ville, visiter ses musées et faire du lèche-vitrine… Pour certains, se promener dans une ville ainsi vidée de ses habitants est un vrai plaisir.

Et alors que les restaurants ne sont censés fournir que des plats à emporter, aux abords de la Mosquée bleue, ultra touristiques, certains restaurateurs calent des coussins sur les vitrines, baissent les rideaux... et laissent les touristes déguster tranquillement leurs kebab assis à des tables.