Le Tunisien Yamen Manaï remporte le prix de la littérature arabe

© GabrielCarrere

Le Tunisien Yamen Manaï a remporté mercredi 23 novembre en France le prix de littérature arabe pour « Bel abîme », un roman sur la violence dans les milieux les plus défavorisés de son pays.

Le prix, doté de 10 000 euros, a été créé en 2013 par la Fondation Jean-Luc Lagardère, industriel et patron de presse français (1928-2003) et l'Institut du monde arabe (IMA) présidé par Jack Lang, ancien ministre français de la Culture.

Yamen Manaï, 42 ans, ingénieur de formation, vit en France depuis ses 18 ans. Son roman, publié par un éditeur de Tunis, Elyzad, raconte l'histoire d'un garçon de 15 ans incarcéré pour avoir tué son père. Le jury a salué « un bref roman passionnant écrit dans un style simple et puissant à la fois, qui dénonce, à travers le parcours d'un adolescent révolté, les injustices d'une société cruelle dans la Tunisie des banlieues populaires ». Yamen Manaï avait déjà remporté avec ce même titre le prix Orange du livre en Afrique.

► À écouter aussi : Littérature : « Bel abîme » de Yamen Manai, la fougue d’un adolescent

Une mention spéciale du prix de la littérature arabe a été décernée au Soudanais Hammour Ziada pour Les Noyées du Nil. Publié chez Actes Sud, ce roman évoque un village des bords du fleuve secoué en 1969 par la découverte d'un cadavre d'adolescente.

(et avec AFP)


Lire la suite sur RFI