Tunisie : soupçonnant des ministres de corruption, le président refuse le remaniement

Une crise politique se joue au sommet de l’État en Tunisie. Elle oppose d’un côté le chef du gouvernement et de l’autre le président de la République, Kaïs Saïed. Ce dernier refuse le remaniement ministériel validé par le Parlement le 26 janvier. Selon lui, 11 ministres seraient poursuivis pour des faits de corruption, rapporte le 23h du dimanche 21 février. Des manifestations dans tout le pays “Je suis prêt au dialogue, mais je ne suis pas prêt à dialoguer avec ceux qui ont volé le peuple tunisien”, commente Kaïs Saïed. Le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a donc démis de ses fonctions cinq ministres qui venaient tout juste d’être nommés. Le blocage institutionnel s’opère sur fond de manifestations populaires. Depuis janvier dernier, des manifestations sont organisées dans tout le pays pour dénoncer la corruption et la violente répression de ces mouvements.