En Tunisie, la société civile s'impatiente face à l'arbitraire de l'état d'exception

·1 min de lecture

Alors que les mesures d’exception sont en vigueur depuis plus d’un mois en Tunisie, l’inquiétude monte au sein de la société civile. Six organisations nationales ont uni leurs voix dans un communiqué commun dans lequel elles appellent le président à préciser au plus vite sa feuille de route et dénoncent l’arbitraire de certaines décisions.

Avec notre correspondant à Tunis, Matthias Raynal

La Ligue tunisienne des droits de l’homme, le Syndicat des journalistes ou encore l’Association tunisienne des femmes démocrates font partie des signataires. Neila Zoghlami est la présidente de l'ATFD. Elle est très déçue par ce premier mois d’état d’exception. « Aucune mesure concrète n’a été prise, avec des délais d’exécution qui auraient été précisés dans le temps, que ce soit sur le plan économique ou social », souligne-t-elle.

Un débat national ?

Plus grave, les associations estiment que certaines décisions, arbitraires, menacent la démocratie comme les assignations à résidence et les interdictions de voyager qui se sont multipliées contre des députés, des juges et des hommes d’affaires. « Les ONG ont exprimé leurs réserves concernant certaines mesures. Elles ont dit leurs inquiétudes pour les droits et les libertés. C’est comme si le président le leur reprochait, estime Romdhane Ben Amor, le chargé de communication du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux. Du coup, il a rompu toute communication avec les ONG pour le moment. »

Les associations appellent à organiser un débat national pour construire l’après 25 juillet.

À lire aussi : Un mois après le coup constitutionnel de Kaïs Saïed, où en est la Tunisie?

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles