Tunisie: modification décriée du code électoral à quelques mois des élections

En Tunisie, le gouvernement change la loi électorale à deux mois du dépôt des candidatures pour la présidentielle. Des amendements approuvés par l’Assemblée viennent changer la donne en excluant les favoris des sondages.
En modifiant drastiquement les règles du jeu électoral à quelques mois de la présidentielle et des législatives, les députés tunisiens ont pris le risque de mettre en péril le processus démocratique. Excluant plusieurs candidats, les amendements à la loi électorale sont sans équivoque.Écartant par exemple, selon l’article 42, « toute personne qui a durant l’année précédant le scrutin octroyé des avantages quelconques, en numéraire ou en nature au profit des citoyens et citoyennes ».Ainsi le mania des médias Nabil Karoui, favori des sondages, est-il marqué d’exclusion. Lui qui, le mois dernier encore, distribuait des centaines de repas de rupture du jeune, sous l’œil attentif des caméras de Nessma tv, la télévision qu’il a fondée.De son côté, Olfa Terras Rambourg et sa fondation Aïch Tounsi, mariée à un mécène reconnu, semble écartée de la course à la présidence. L’ISIE, l’Instance supérieure indépendante pour les élections, a désormais la charge de trancher, alliant subjectif et objectif. Notamment sur le vocable utilisé comme l’exclusion des candidatures des personnes ayant « un discours qui ne respecte pas le régime démocratique et la Constitution ».

En Tunisie, le gouvernement change la loi électorale à deux mois du dépôt des candidatures pour la présidentielle. Des amendements approuvés par l’Assemblée viennent changer la donne en excluant les favoris des sondages.

En modifiant drastiquement les règles du jeu électoral à quelques mois de la présidentielle et des législatives, les députés tunisiens ont pris le risque de mettre en péril le processus démocratique. Excluant plusieurs candidats, les amendements à la loi électorale sont sans équivoque.

Écartant par exemple, selon l’article 42, « toute personne qui a durant l’année précédant le scrutin octroyé des avantages quelconques, en numéraire ou en nature au profit des citoyens et citoyennes ».

Ainsi le mania des médias Nabil Karoui, favori des sondages, est-il marqué d’exclusion. Lui qui, le mois dernier encore, distribuait des centaines de repas de rupture du jeune, sous l’œil attentif des caméras de Nessma tv, la télévision qu’il a fondée.

De son côté, Olfa Terras Rambourg et sa fondation Aïch Tounsi, mariée à un mécène reconnu, semble écartée de la course à la présidence. L’ISIE, l’Instance supérieure indépendante pour les élections, a désormais la charge de trancher, alliant subjectif et objectif. Notamment sur le vocable utilisé comme l’exclusion des candidatures des personnes ayant « un discours qui ne respecte pas le régime démocratique et la Constitution ».