En Tunisie, l'offre de travail de l'hôtellerie française suscite des réactions partagées

Alors que la pénurie de saisonniers inquiète en France à la veille des vacances d'été, un syndicat du secteur hôtelier a fait savoir, il y a quelques jours, que la piste du recrutement de personnels en provenance de pays étrangers était en étude. Le Maroc et la Tunisie ont d'ores et déjà été cités comme pays pouvant pourvoir aux besoins des recruteurs français. Cette annonce a créé un vent d'espoir de l'autre côté de la Méditerranée.

Avec notre correspondante à Tunis, Amira Souilem

« Les membres du jury... à table, s'il vous plaît ! » L'ambiance est électrique à l'Institut des hautes études touristiques, école d'hôtellerie installée dans la banlieue de Tunis. Les plus grands chefs du pays se sont réunis pour choisir le candidat qui représentera le pays à un concours de couscous, qui doit se tenir en Italie dans quelques semaines.

Les contrats en question ne devraient pas dépasser les cinq mois. Malgré des volumes horaires importants, le salaire n’excédera pas le SMIC. Pas de quoi décourager les candidats tunisiens, bien au contraire.

Zied Baklouti, camarade de promotion de Majd, a, lui aussi, très envie de tenter l’aventure. « Même s’ils ne nous embauchent qu’un mois, ça sera génial. Même une seule semaine ! Cela laisse le temps de montrer ce que tu sais faire. Et quand l’employeur va voir de quoi tu es capable, il ne va pas vouloir te lâcher, il va vouloir te garder dans son équipe ! »

Ce partenariat, s’il se confirme, serait une aubaine pour Zied et Majd qui souhaitent appliquer en Tunisie ce qu'ils auront appris en France.


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