Tunisie: libération conditionnelle de l’expert onusien Moncef Kartas

En Tunisie, l’expert de l’ONU arrêté pour espionnage a été libéré. Deux mois après son arrestation, Moncef Kartas est en liberté conditionnelle, la procédure judiciaire se poursuit.
L’enquêteur des Nations unies est autorisé pendant la poursuite de l’enquête à retrouver sa femme et son fils en Allemagne. Le citoyen germano-tunisien n’est pas sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire. Le contraste de cette décision judiciaire avec la fermeté radicale dont avaient fait preuve jusque-là le procureur et le juge d’instruction laisse présager de la faiblesse des charges finalement retenues.Arrêté le 26 mars à l’aéroport de Carthage, l’expert onusien a fait face à des accusations d’espionnage après la saisie, selon le porte-parole du parquet, « de documents confidentiels contenant renseignements et données sensibles touchant à la sécurité nationale, et équipement de communication et de brouillage ». Espionner au profit de parties étrangères, un crime de trahison passible de la peine de mort en Tunisie.Les Nations unies n’ont eu de cesse de réclamer sa libération, plus encore après avoir l’envoi de pièces du dossier par Tunis. L’avocate Sarah Zaafrani attendait ce moment depuis des semaines : « Cette libération n’avait que trop tardé. Il ne pouvait en être autrement, le dossier est complètement vide », commente le conseil de Moncef Kartas qui rappelle qu’il jouissait pour sa mission en Tunisie d’une immunité diplomatique.Et l’avocate de dénoncer « une détention arbitraire et illégale », soulignant que la convention internationale sur les privilèges et les immunités n’a pas été respectée.L'arrestation de l’expert chargé de prospecter sur les violations de l’embargo sur les armes imposé à la Libye en 2011 a perturbé l’enquête des Nations unies sur ce trafic. Sa détention est intervenue quelques jours seulement avant l’offensive des troupes du maréchal Haftar sur Tripoli. Depuis, cette guerre a confirmé l’utilisation régulière d’armes acheminées sur le sol libyen en dépit de l’embargo de l’ONU.

En Tunisie, l’expert de l’ONU arrêté pour espionnage a été libéré. Deux mois après son arrestation, Moncef Kartas est en liberté conditionnelle, la procédure judiciaire se poursuit.

L’enquêteur des Nations unies est autorisé pendant la poursuite de l’enquête à retrouver sa femme et son fils en Allemagne. Le citoyen germano-tunisien n’est pas sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire. Le contraste de cette décision judiciaire avec la fermeté radicale dont avaient fait preuve jusque-là le procureur et le juge d’instruction laisse présager de la faiblesse des charges finalement retenues.

Arrêté le 26 mars à l’aéroport de Carthage, l’expert onusien a fait face à des accusations d’espionnage après la saisie, selon le porte-parole du parquet, « de documents confidentiels contenant renseignements et données sensibles touchant à la sécurité nationale, et équipement de communication et de brouillage ». Espionner au profit de parties étrangères, un crime de trahison passible de la peine de mort en Tunisie.

Les Nations unies n’ont eu de cesse de réclamer sa libération, plus encore après avoir l’envoi de pièces du dossier par Tunis. L’avocate Sarah Zaafrani attendait ce moment depuis des semaines : « Cette libération n’avait que trop tardé. Il ne pouvait en être autrement, le dossier est complètement vide », commente le conseil de Moncef Kartas qui rappelle qu’il jouissait pour sa mission en Tunisie d’une immunité diplomatique.

Et l’avocate de dénoncer « une détention arbitraire et illégale », soulignant que la convention internationale sur les privilèges et les immunités n’a pas été respectée.

L'arrestation de l’expert chargé de prospecter sur les violations de l’embargo sur les armes imposé à la Libye en 2011 a perturbé l’enquête des Nations unies sur ce trafic. Sa détention est intervenue quelques jours seulement avant l’offensive des troupes du maréchal Haftar sur Tripoli. Depuis, cette guerre a confirmé l’utilisation régulière d’armes acheminées sur le sol libyen en dépit de l’embargo de l’ONU.