La Tunisie hausse le ton face à «une ingérence inacceptable» des États-Unis

Les relations se crispent entre la Tunisie et les États-Unis, pays de plus en plus critique envers le président Kaïs Saïed qui concentre tous les pouvoirs depuis le 25 juillet 2021.

Avec notre correspondante à Tunis, Oumeina Nechi

Les autorités tunisiennes ont haussé le ton. Quatre jours après le référendum constitutionnel qui a vu le « oui » l’emporter en faveur d’une nouvelle Constitution proposée par le président Kaïs Saïed, le gouvernement a convoqué pour la première fois la chargée d’Affaires américaine. Natasha Franceschi qui fait office de principale responsable de l'ambassade, a dû se rendre vendredi 29 juillet au siège du ministère des Affaires étrangères à Tunis.

Cette convocation est tombée quelques heures après un entretien entre le chef de l’État et le ministre des Affaires étrangères Othman Jerandi. Ce dernier a dénoncé « une ingérence inacceptable dans les affaires nationales intérieures » et exprimé « la stupéfaction tunisienne », après les déclarations de hauts responsables américains sur ce référendum controversé.

Le secrétaire d'État Anthony Blinken et l'ambassadeur américain désigné en Tunisie, Joey Hood, avaient critiqué le processus référendaire. Le chef de la diplomatie américaine avait appelé à « un processus de réforme inclusif et transparent » comprenant également les opposants à la nouvelle Constitution, tandis que l'ambassadeur désigné avait dénoncé « une érosion alarmante des normes démocratiques et des libertés fondamentales » en Tunisie.


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