Tunisie: un "guérisseur spirituel" arrêté pour des centaines de viols

Drapeau de la Tunisie  - AFP
Drapeau de la Tunisie - AFP

Un Tunisien se faisant passer pour un "guérisseur spirituel" a été arrêté ce mardi après la diffusion d'un reportage télévisé dans lequel il reconnaît avoir dupé des centaines de femmes pour qu'elles aient des rapports sexuels avec lui, a-t-on appris de source judiciaire.

L'homme, dont les propos diffusés lundi soir ont été enregistrés par une journaliste de la chaîne privée Al Hiwar Ettounsi, qui se faisait passer pour une cliente potentielle, persuadait ses victimes que ces rapports sexuels étaient le remède aux problèmes dont elles se plaignaient.

Des centaines de victimes

Selon Fatma Boukattaya, la porte-parole du tribunal de l'Ariana dans la banlieue de Tunis, l'homme, arrêté mardi, faisait déjà avant la diffusion du reportage l'objet d'une enquête pour ses activités suspectes sur les réseaux sociaux. C'est via Facebook qu'il attirait ses victimes.

Dans le reportage diffusé ce lundi soir, l'homme qui prétend avoir des pouvoirs pour exorciser "la magie noire", affirme à la journaliste que ses méthodes ont "des résultats garantis" et qu'il a ainsi "soigné" entre 800 et 900 femmes par des "séances sexuelles".

"Cette nuit tu vas coucher avec moi et tu guériras à mille pour cent", dit-il à la journaliste, lors d'un rendez-vous filmé par une caméra cachée.

Il fixe pour chaque cliente un certain nombre de "séances" pour la "guérir" des maux qui la hantent. À la journaliste qui lui décrit des faux troubles, il conseille 14 "séances sexuelles" au prix total de 210 dinars (65 euros).

L'une de ses victimes, une étudiante de 25 ans, a affirmé lors de l'émission avoir été abusée sexuellement durant trois ans par ce "guérisseur".

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles