Tunisie: le gouvernement annonce des aides financières pour le secteur touristique

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L’espoir d’une reprise de l’arrivée des voyageurs a été rapidement balayé par la deuxième vague de la pandémie de Covid-19 que connaissent les pays d’où partent les touristes. Le secteur, qui représente environ 14% du PIB tunisien, est donc à genoux.

En Tunisie, le gouvernement a annoncé, lundi 16 novembre, des aides en faveur du secteur touristique en difficulté depuis le début de la pandémie du coronavirus.

Les salariés du secteur qui sont au chômage technique recevront une indemnité mensuelle de 200 dinars (80 euros), soit la moitié du SMIG, c’est l’une des annonces importantes du ministre du Tourisme, Habib Ammar.

Après avoir chuté considérablement suite à la révolution du jasmin de 2011 et à l’insécurité liée aux attentats terroristes, la fréquentation des lieux touristiques tunisiens avait ensuite rebondi. Le nombre de visiteurs était de 9,5 millions l’année dernière. Une croissance stoppée nette par la pandémie de Covid-19. D’après le ministre du Tourisme, en dépit de l'ouverture des frontières fin juin et de la dispense de test PCR jusqu'à récemment pour les personnes voyageant via des tour-opérateurs, le nombre de nuitées a connu une diminution de 80,5%.

Assouplissements des conditions

Habib Ammar a aussi annoncé que les touristes « venus pour faire du camping dans le désert » auraient des conditions d'accès assouplies, sans obligation de quarantaine, afin de relancer le tourisme saharien, à condition de faire partie de voyages organisés et de respecter un protocole sanitaire.

Le gouvernement tunisien avait déjà pris des mesures de soutien, visiblement mal appliquées : les professionnels du secteur se plaignent du manque de leur concrétisation. Le ministre Habib Ammar a exigé une plus grande souplesse dans l'application par les banques du mécanisme de prêts garantis par l'État, au profit des entreprises touristiques en difficulté.

Selon la Fédération tunisienne du Tourisme, 27 000 emplois sont menacés et six ménages sur dix dont le chef de famille travaille dans le tourisme risquent de tomber dans la pauvreté.